Nouvel épisode dans notre série des médecins qui publient des livres du genre romanesque en se cachant dans la peau du personnage...

Nouvel épisode dans notre série des médecins qui publient des livres du genre romanesque en se cachant dans la peau du personnage principal leurs romans. Une façon détournée pour écrire une autobiographie sans risquer de se faire taxer de narcissisme. « L’écriture est devenue une mode de plus en plus prisée dans le monde des toubibs. En France, les publications du cardiologue français Michel Cymes ne passent jamais inaperçues ». Voir Le Canard N°591).

Wiam El Khattabi qui est médecin pneumologue-allergologue et enseignante à la faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca, veut dire ou plutôt rappeler via son ouvrage que malgré l’importance que représente le  travail qu’on, exerce - a fortiori quand il s’agit du métier de toubib - on ne doit pas se laisser phagocyter par lui. Sinon on risque d’être tourmenté en fin de parcours de ne pas avoir profité de la vie, ni trouvé cet « équilibre perdu » entre le « job » et le Reste…  C’est la thématique principale du roman de la professeure Wiam El Khattabi. « A travers ce livre « l'écrivaine a mis en relief la place importante qu'occupe le travail dans le vie de tous les jours. Selon l’auteure ce travail ne doit « en aucun cas envahir tout l’espace et le temps d’une vie unique qui ne s’offre à nous qu’une seule fois et qui peut s’arrêter soudainement, ni nous faire oublier les choses essentielles de la vie : la famille, la santé, l’apprentissage, la vie en symbiose avec la nature».

La spécialiste en pneumo-allergologie qui à l’instar de beaucoup de ses collègues en anesthésie réanimation a  dû souffrir le martyr durant cette crise sanitaire de la Covid-19 qui a carrément bouffé leur vie privée.  En effet l'idée d’aborder un tel sujet lui est venue en « côtoyant une multitude de patients et en constatant un scénario qui ressort assez souvent : celui du regret de se retrouver en "fin de parcours" sans avoir profité de la vie. » « Lorsque je discute avec eux, ils regrettent surtout de ne pas avoir pu trouver l’équilibre entre le travail et le Reste » a-t-elle déclaré à la MAP. « A travers le personnage de Abdelkrim, un Marocain moyen auquel tout un chacun peut s'identifier, ce roman se veut une véritable leçon de vie qui déclenche chez le lecteur une remise en cause quant à l’importance des "petites choses de la vie" qui contribuent dans le vrai bonheur et le bien-être. » Note de l’éditeur.

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