Parmi les lauréats du 13ème Prix Ivoire pour la Littérature Africaine d'Expression Francophone révélés par Akwaba Culture, une association de droit ivoirien, figure Le serment du dernier messager, roman dystopique de Souad Jamaï. L’ouvrage a retenu l’attention du jury et a reçu une mention spéciale. 103 ouvrages issus de 19 pays ont été régulièrement enregistrés pour l’édition 2021 du Prix Ivoire pour la Littérature Africaine d’Expression Francophone qui récompense les auteurs émergents d’Afrique et des diasporas africaines. Le pré-jury chargé de sélectionner les ouvrages finalistes était composé des critiques littéraires Michel Koffi (président), Auguste Gnaléhi, Serge Grah, Koffi Koffi et Henri N’koumo. Nassuf DJAILANI (Comores) pour Cette Morsure trop vive ;  Davina ITTOO (Ile Maurice), Misère ; Souad JAMAI (Maroc), Le Serment du dernier messager ;  Fedwa MISK (Maroc), Nos Mères ; Blaise NDALA (Congo), Dans le ventre du Congo ; Emmelie PROPHETE, (Haïti), Les Villages de Dieu étaient en lice pour ce Prix africain. C’est à Blaise Ndala qu’est échu le Prix Ivoire pour son roman Dans le ventre du Congo publié aux Éditions Vallesse. Mais le jury a tenu à donner une mention spéciale au roman de Souad Jamaï, Le Serment du dernier messager.

« Le jury salue la qualité de cet ouvrage prospectif, ouvert sur notre futur, à la tonalité lucide, au chant humaniste qui appelle la meilleure attention sur notre monde condamné à faire face à l’intérêt égoïste des entreprises au détriment des vies humaines. Contre les coups bas et les compromissions, le cri du cœur de l’auteur vise à restituer l’Homme à ses valeurs humaines ontologiques pour que demain soit porteur de vies. » Le roman de Souad JAMAI raconte l’histoire de « Yélif, jeune chirurgien, découvre des pratiques pour le moins inquiétantes au sein de l’hôpital où il exerce. De fil en aiguille, il met la lumière sur une sombre manipulation mêlant firmes pharmaceutiques et compagnies d’assurance. Il est aidé dans son enquête par Ali, un vieux médecin au regard mêlé de cynisme et de dérision, et par Azel, une consœur, qui croise sa route et bouleverse sa vie. »

Transhumanisme effréné, médecine sous influence mais aussi quête personnelle et questions existentielles sont les thématiques qui traversent cette dystopie et nous plongent dans les enjeux d’une société se transformant à vive allure et ayant fait le choix de la technicité au détriment de l’humain. Un conte du futur pour nous éclairer sur les anomalies du présent. Ce 13ème Prix Ivoire pour la Littérature Africaine d'Expression Francophone sera décerné le samedi 20 novembre 2021 à l’hôtel du Golf (Abidjan). Créé en 2008 par Akwaba Culture, une association de droit ivoirien, le Prix Ivoire pour la Littérature Africaine d’Expression Francophone récompense les auteurs émergents d’Afrique et des diasporas africaines. Il est placé sous le parrainage du ministère en charge de la Culture de Côte d’Ivoire et de l’Organisation internationale de la Francophonie. Il bénéficie de l’appui de l’ambassade de France et de la Librairie de France Groupe de Côte d’Ivoire.

Souad Jamaï vit à Rabat où elle exerce en tant que cardiologue. Son premier roman, Un toubib dans la ville, paraît en 2016 chez Afrique Orient. Satire de la société marocaine, il rencontre un grand succès. En 2018, elle crée une troupe de théâtre composée uniquement de médecins et met en scène son premier roman. Le second, Des ailes de papier, est publié en 2019 par Virgule Éditions. Le serment du dernier messager publié chez La Croisée des Chemins en 2021 est son troisième roman.

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