Rien ne semble pouvoir arrêter les filouteries immobilières qui se multiplient dans les principales villes du pays...

Rien ne semble pouvoir arrêter les filouteries immobilières qui se multiplient dans les principales villes du pays. La dernière escroquerie en date porte sur le projet « Bassatine Bouskoura ». Des dizaines d’acquéreurs qui disent en être victimes ont l’intention d’organiser un sit-in de protestation aux abords du siège de la société immobilière en cause, située sur Bd Gandhi, à Casablanca. Les victimes dénoncent le blocage de livraison de leurs appartements qu'ils ont réservés dans ce complexe immobilier depuis plusieurs années. Après avoir diligenté une enquête sur cette affaire obscure suite  à une plainte déposée par la « Coordination des victimes du Projet Bouskoura » auprès de  l’inspection  régionale Casa-Settat du ministère de l'Aménagement du Territoire National, de l’Urbanisme, de l'Habitat et de la Politique de la ville, celle-ci  a décidé  d’examiner les accusations « d’escroquerie et de non livraison d’appartements réservés » que des centaines de victimes ont porté contre le promoteur immobilier..  

Par ailleurs, la même coordination avait adressé un courrier au directeur régional de l’administration des impôts de Casablanca-Settat où elle lui demande d’ouvrir une enquête sur « les violations de la loi » par la société « Bzioui Immo », initiatrice du projet de la discorde. Objet de la lettre: dénoncer des « perceptions de sommes d'argent directement auprès des clients ou par l'intermédiaire d'autres parties tierces non autorisées par l'administration fiscale », et le fait qu’un certain nombre d'appartements « ont été vendus en tant que logement de moyen standing, alors qu'ils sont déclarés au fisc comme étant des logements économiques. »

La même correspondance adressée au fisc mentionne d’autres violations de la loi sur la promotion immobilière.  Bassatine Bouskoura est accusée par la coordination des victimes qu'elle « déclare aux services de l'État que les appartements sont destinés au logement social pour bénéficier de subventions d'une part, et des exonérations fiscales de l’autre.   Les appartements sont vendus aux clients en tant que logement intermédiaire dont le prix dépasse les 40 millions de centimes, tout en percevant la différence du prix en noir!» De même la police judiciaire en charge des crimes financiers et économiques se serait saisie du scandale après que plus de 30 personnes ont porté plainte auprès du parquet général. Voilà qui dégage les relents d'une escroquerie immobilière en béton !

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