Azeddine El Mountassir Billah, patron de Inwi.

Le troisième opérateur télécom s'est de nouveau tourné vers la justice pour réclamer à Maroc Telecom la bagatelle de 6,8 milliards de DH...

Le troisième opérateur télécom s'est de nouveau tourné vers la justice pour réclamer à Maroc Telecom la bagatelle de 6,8 milliards de DH pour concurrence déloyale...

Le troisième opérateur télécom s'est de nouveau tourné vers la justice pour réclamer à Maroc Telecom la bagatelle de 6,8 milliards de DH pour concurrence déloyale... Et voilà Inwi  qui revient à la charge dans son conflit avec Maroc Telecom contre lequel il a récemment porté plainte auprès du tribunal de commerce de Rabat. Le plaignant lui réclame au titre du préjudice supposé subi quelque 6,8 milliards de DH.  La première action judiciaire a été initiée par Inwi en 2018 pour abus de position dominante avec réclamation de dommages-intérêts d’un montant 5 milliards de DH. Le motif de cette nouvelle action en justice ? Le sempiternel dossier conflictuel du partage de la boucle locale en cuivre pour lequel l’opérateur historique a déjà payé une amende correspondant à 10% de son chiffre d’affaires, soit la somme de 3,3 milliards de DH, versée au Trésor public après sa condamnation en février 2020 par l’ANRT dirigée alors Azeddine El Mountassir Billah.  

Inwi accuse de nouveau Maroc Telecom de pratiques anticoncurrentielles sur un dossier censé être clos en relation qui plus avec l’ADSL, une technologie ringardisée par la fibre optique et la 5G en devenir. Le partage des infrastructures de Maroc Telecom, qui est l'opérateur historique, permettrait à la concurrence d'accéder, moyennant un loyer, à ses lignes téléphoniques en cuivre.  Or, Maroc Telecom n’est pas opposé au principe du partage de ses infrastructures dont il détient la propriété. Ce que l’entreprise, devenue émiratie après sa cession en 2013 par le français Vivendi, conteste depuis le début ce sont les tarifs de loyers jugés modiques que l’ANRT avait cherché à lui faire accepter.  Et puis, au-delà de la dimension financière, Maroc Telecom, de par son statut de leader, nourrit une ambition plus large pour le secteur national des télécoms qui va au-delà du simple partage en contrepartie d’un loyer.

Investissements

C’est le sens de l’offre que le leader des télécoms a soumise à l’agence et que celle-ci, alors dirigée par Mountassir Billah devenu entre-temps président d’Inwi, a curieusement rejetée. Cette offre dresse une vision ambitieuse pour l’ensemble du secteur des télécoms national avec comme fil conducteur l’encouragement en vue de leur extension des investissements dans les installations haut débit. Pour relever ce grand défi qui se trouve au cœur de la réduction de la fracture numérique et des inégalités des Marocains face aux nouvelles technologies, il faut évidemment plus qu’une utilisation passive des réseaux par la concurrence. En un mot, tous les opérateurs sont appelés à mettre la main à la poche pour contribuer au développement du secteur dans la perspective de la 5G qui apporte des débits plus importants qui ne peuvent que soutenir l'effort de digitalisation national. A l’heure du télétravail, des visioconférences et de l’école à distance... imposés par la crise sanitaire qui a fait exploser les usages et les besoins aussi bien  des particuliers que des entreprises, les combats d'arrière-garde sont inutiles, voire contreproductifs...

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