Le ministre de l'Agriculture Mohamed Sadiki avec M.M. Sijilmassi et Boutayeb en toute décontraction lors de la passation de pouvoir.

C’est un établissement aux fondamentaux solides qui réalise d’excellents résultats, installé sur de nouveaux relais de croissance,...

C’est un établissement aux fondamentaux solides qui réalise d’excellents résultats, installé sur de nouveaux relais de croissance, dont hérite le nouveau président du directoire.

C’est dans la décontraction et avec le sentiment du devoir accompli que Tarik Sijilmassi a passé, jeudi 14 juillet, le témoin à Noureddine Boutayeb, son successeur à la tête du Groupe Crédit Agricole du Maroc (GCAM). Un groupe auquel le partant, fin connaisseur du monde rural, de ses habitants et de leurs problèmes, a imprimé un management à la fois rigoureux et humain. Homme méthodique et accessible, communicatif et chaleureux, Tariq Sijilmassi a eu le temps, presque 20 ans, d’abord en tant que directeur général puis en tant que président du directoire, à transformer en profondeur l’institution en la modernisant. Sous l’enseigne dont il a hérité, l’ex-CNCA, une vieille maison qui avait du plomb dans l’aile, déstabilisée par les scandales hérités du Maroc ancien, a émergé petit à petit un nouvel établissement aux comptes assainis, plus agile et expert, qui sert mieux les intérêts du monde rural dans ses deux composantes, le petit fellah comme le grand exploitant.

Banque à l’écoute, financeur de premier rang des projets et des acteurs du Plan Maroc Vert  et puis de la Génération Green,  pleinement impliquée dans le développement durable des territoires, elle innove sans cesse et multiplie les instruments et les solutions de financement (Tamwil El Fellah, Fondation Ardi pour le microcrédit…) pour coller au plus près aux  attentes des agriculteurs. Hissé au rang de banque universelle qui signe des partenariats forts et très engagés en faveur du développement socio-économique du pays, le GCAM se lance dans une politique de diversification de son portefeuille d’activité qu’il  élargit à tous les secteurs (industriels, immobiliers…) mais  aussi à l’agro-alimentaire qui représente un trait d’union capital entre l’amont et l’aval agricole. Mais le plus grand défi, a priori peu évident, relevé par M. Sijilmassi et ses équipes aura été de faire du Crédit agricole une banque urbaine, fortement implantée dans le milieu citadin où elle a pris des parts de marché considérables.  En d’autres termes, la banque des ruraux est devenue aussi la banque des citadins, qui a réussi à se tailler, forte d’un bon réseau d’agences à Casablanca, Rabat et ailleurs, une bonne place dans un environnement bancaire compétitif.

Le dynamisme commercial déployé en direction de cette clientèle très convoitée avec  des formules adaptées à leurs besoins  a permis au CAM d’améliorer ses indicateurs de manière très significative en 2021.  Cette année-là est synonyme en effet d’une performance historique inédite dans les annales de la banque : 100 milliards de DH d’épargne collectés et de crédits distribués, et un PNB de 4 milliards de DH, un résultat net consolidé de 387 millions de DH et des fonds propres culminant à 12,2 milliards de DH. Pour une banque ayant une mission de service public très contraignante compte des spécificités de son champ d’activité premier (aléas climatiques, plan anti-sécheresse, suppression des dettes des petits agriculteurs…) et soumise en même temps aux règles de la concurrence bancaire et de ses règles prudentielles, il s’agit bel et bien d’un exploit digne de ce nom.

C’est donc une banque aux fondamentaux solides qui réalise d’excellents résultats, installé sur de nouveaux relais de croissance, dont hérite le nouveau président du directoire. Avec son prédécesseur, Noureddine Boutayeb, 65 ans, partage sa connaissance approfondie du Maroc des campagnes et de ses besoins. Ingénieur formé dans les grandes écoles françaises (Ponts et Chausses et Centrale), celui qui a fait l’essentiel de sa carrière au ministère de l’Intérieur a travaillé en tant que directeur des Affaires rurales sur les problématiques du développement rural avant d’être promu en 2006 à la tête des collectivités locales, puis secrétaire général du ministère de l’Intérieur et ministre délégué à l’Intérieur. A ce titre, il était chargé notamment du Programme doté de 50 milliards de DH de réduction des disparités sociales et territoriales en milieu rural (2017 à 2021). C’est un homme de dossiers et de terrain, discret mais efficace, doté d’une fibre sociale qu’est le président de la Fondation marocaine pour la promotion du préscolaire qui prend les rênes du groupe Crédit agricole du Maroc.

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