Le Maroc ne dispose pas de centres d’accueil pour migrants.

La police a interpellé lundi 16 janvier un groupe de migrants subsahariens à Casablanca. Ces derniers sont soupçonnés d’être impliqués...

La police a interpellé lundi 16 janvier un groupe de migrants subsahariens à Casablanca. Ces derniers sont soupçonnés d’être impliqués dans des faits de violence envers les forces de l’ordre lors d’une opération de d’évacuation de leurs camps installés tout au long de la voie du tram en chantier, près de la gare de Oulad Ziane à Casablanca.Cette zone est régulièrement le théâtre de vives tensions entre les migrants, les riverains et les forces de l’ordre. Une vidéo ayant circulé sur les réseaux sociaux montre des scènes  de jets de pierre sur des policiers dont certains ont été pris à partie. Bilan de ces incidents: un policier blessé et 5 voitures de police endommagées.

« Les autorités sont responsables de leur rassemblement  sur ces lieux car les migrants arrêtés dans plusieurs régions sont refoulés vers Casablanca », a dénoncé l’AMDH sur son compte Facebook.En effet, les subsahariens ont fait de cet endroit d’où ils viennent d’être  chassés leur principal campement qui leur sert  de lieu de rencontre, de chambre à coucher, de salle à manger et même de toilettes. Faute justement d’un centre humanitaire d’accueil pour migrants digne de ce nom qui tarde à voir le jour. De telles infrastructures sont nécessaires pour que ses pensionnaires bénéficient de conditions de vie décentes.

Surtout  que le royaume, principale voie d’accès à l’Europe pour les migrants clandestins, a décidé en 2013, histoire de promouvoir une migration plus juste et à visage humain, de devenir officiellement une terre d’accueil de ces derniers. Mais cette décision noble, qui se heurte sur le terrain à l’indifférence des autorités locales et élues, n’a pas été accompagnée par une prise en charge adéquate des flux migratoires de plus en plus croissants. Fuyant la guerre et la misère qui sévissent dans leurs pays, les subsahariens qui débarquent au Maroc font pour la plupart la manche dans la rue et aux ronds-points pour survivre. Le phénomène prend des proportions alarmantes sans que cela ne semble émouvoir les responsables. Triste constat.

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