24/3/2022 2:03
Abdellatif Miraoui, ministre de l’Enseignement supérieur.

Maintenant qu’ils ont pu quitter sains et saufs l’Ukraine en proie à la guerre, les étudiants marocains doivent affronter une autre...

Maintenant qu’ils ont pu quitter sains et saufs l’Ukraine en proie à la guerre, les étudiants marocains doivent affronter une autre bataille non moins difficile, celle de leur réintégration dans le circuit universitaire marocain. Le problème se pose surtout pour les étudiants en médecine qui sont au nombre de 3700 selon la plateforme mise en place par le département de l’Enseignement supérieur dont le ministre Abdellatif Miraoui avait pourtant promis publiquement de tout faire pour les recaser, en fonction de leur discipline,  dans les universités marocaines. Or, l’affaire n’est pas aussi simple qu’elle n’a semblé à notre ministre PAM qui est allé visiblement plus vite que le bruit des bombes. Et pour cause… Les étudiants en médecine du cru sont vent debout contre leur réintégration, une option envisagée par le gouvernement mais qui est loin de faire l’unanimité, dans le cursus universitaire national.

Arguments avancés : la surcharge dont pâtissent les facultés de médecine et l’insuffisance des professeurs dans les CHU pour encadrer éventuellement les nouveaux venus risque de rejaillir sur la qualité de la formation. Sur les réseaux sociaux, la guerre des mots, blessante, fait rage. Les futurs médecins chassés d’Ukraine par les bombardements sont attaqués sans vergogne par leurs congénères du Maroc sur leur niveau de compétence et leur faible maîtrise du français.  Le plus dur attendait donc les rescapés de Poutine dans leur propre pays ! Ils ont échappé à la guerre mais pas à l’agression de leurs compatriotes. «Nous sommes contre leur réintégration dans les facultés marocaines » affirme aussi tranchant qu’un bistouri le chef de file de ces refuzniks, Mohamed Kacimi Alaoui, qui craint que « le principe d’équité des chances» ne soit bafoué alors que « l’accès aux facultés de médecine est très régulé et restreint, compte tenu de la nature de la profession ». Décryptage : Nous représentons la crème par rapport à la plèbe des facultés de médecine en Ukraine qui, elles, sont en accès libre (sans concours) ! Et le devoir de solidarité censé en principe être de mise envers ces victimes collatérales de Poutine qui ne sont nullement responsables de leur infortune ? M. Kacimi Alaoui et ses amis sont du genre à soutenir, comme la corde le pendu, le projet de renvoyer leurs adversaires dans l’enfer ukrainien pour soigner les blessés de guerre. La solidarité avec ces accidentés de la vie ? Ils s’en fichent comme de leur première blouse !

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