La rédaction
10/2/2022 0:55

Désormais, les employés des administrations et des entreprises privées doivent être dûment vaccinés. Pour cela ils sont obligés de...

Désormais, les employés des administrations et des entreprises privées doivent être dûment vaccinés. Pour cela ils sont obligés de montrer leur pass vaccinal affichant trois doses s’ils veulent rejoindre leur bureau. Ainsi en a décidé le gouvernement dont le chef, Aziz Akhannouch, a mobilisé le patronat sur le caractère obligatoire de compléter le schéma vaccinal lors d’une réunion mercredi 2 février à Casablanca avec les dirigeants de la CGEM. « Aidez-nous à convaincre votre personnel pour qu’on retrouve tous notre liberté », a-t-il martelé tout en affirmant que les récalcitrants « peuvent se reposer chez eux en attendant la fin de la pandémie ».

Pour Aziz Akhannouch pas de retour à la normale sans un schéma vaccinal complet.

M. Akhannouch, qui était accompagné de plusieurs ministres, a parlé en termes clairs et fermes dans le langage des patrons : « Sans troisième dose, il n’y a ni cash flow ni Ebitda ». Dit autrement, seule la vaccination générale de la population, incluant la dernière dose de rappel, est susceptible de faire éviter aux entreprises le retour des restrictions, voire la fermeture des frontières dont le coût économique et social pour certains secteurs notamment le tourisme et l’événementiel a été lourd de conséquences… Réputée potentiellement risquée en termes d’effets secondaires plus ou moins graves, la troisième dose n’enthousiasme pas les foules puisqu’à ce jour moins de 5 millions de Marocains ont tendu le bras au « booster » contre 23 millions pour la deuxième dose.

La CGEM a immédiatement adressé une note à ses membres où elle les a incités à sensibiliser leur personnel à l’importance de la troisième dose. Côté  fonctionnaires, dans certaines administrations, ces derniers ont obtenu un délai d’une semaine pour compléter leur schéma vaccinal sous peine d’être interdits d’accéder à leurs postes. Ce qui serait considéré comme un abandon de poste avec tout ce que cette situation implique comme conséquences pour les intéressés. Opposé à l’obligation vaccinale, les syndicats ont dénoncé une action d’intimidation du gouvernement, laissant penser qu’ils veulent engager sur cette question sensible un bras de fer avec l’exécutif. Mais face à la détermination de Aziz Akhannouch et les sanctions qu’ils peuvent subir, les réfractaires à la vaccination sont dans la seringue…

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