CANETON FOUINEUR

Un enseignant universitaire jette un pavé dans l'amphithéâtre

Les masters mis de nouveau au tableau du déshonneur
La rédaction
22/10/2020 10:18
Saaid Amzazi, ministre de l'Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Les masters au Maroc sont à nouveau pointés du doigt. Cette fois-ci, la charge émane d’un enseignant...

Les masters au Maroc sont à nouveau pointés du doigt. Cette fois-ci, la charge émane d’un enseignant à la faculté de droit à Meknès. Dans une vidéo devenue virale, postée sur son compte  Facebook, Abdelkbir Alaoui Sossi a dénoncé les magouilles des masers  et des doctorats dans la faculté en question tout en en détaillant les mécanismes qu’il qualifie d’une vaste escroquerie.

Spécialisé en droit pénal, M. Alaoui Sossi fustige des pratiques clientélistes et des arrangements opaques dans le choix des enseignants. « On retrouve les mêmes profs dans pratiquement tous les masters», a-t-il précisé. D’autres irrégularités caractérisent à ses yeux le processus comme le choix et l’évaluation en même temps des étudiants par le professeur coordinateur de telle ou telle formation master. Ce lanceur d’alerte fustige les inégalités devant l’accès au cycle des masters du fait que les cahiers pédagogiques diffèrent d’une université à une autre alors qu’il fallait les uniformiser. Ce qui laisse la porte ouverte à tous les abus qui obèrent gravement la crédibilité des masters publics.

Le réquisitoire « virtuel » d’Alaoui Sossi a déclenché l’ire de ses collègues du département de droit privé. Ces derniers sont allés jusqu’à lui interdire l’accès aux cours magistraux tout en demandant au ministère de tutelle de sanctionner l’accusateur. C’est la justice qui doit normalement prendre le relais pour procéder à son audition afin de tirer cette affaire au clair et punir éventuellement les coupables. Il paraît que le business des masters est florissant dans toutes les universités du pays. Plusieurs scandales ont éclaté il y a quelques années dont le plus retentissant est celui de l’université Sidi Mohammed Ben Abdellah à Fès. La Brigade régionale de la police judiciaire qui s’est saisie de l’affaire a arrêté en 2018, au terme d’une enquête, un professeur coordinateur du master « droit des contentieux publics », accusé par des étudiants interrogés de vendre ces diplômes à 40.000 DH pièce. Le plus cocasse dans cette histoire c’est que le principal mis en cause est un membre de l’ONG Transparence Maroc. L’incorruptible supposé était un vrai corrompu !

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