La rédaction
16/7/2020 12:42

Les conditions de retour, à partir du 15 juillet, des MRE désireux de passer leurs vacances au pays ou tout...

Les conditions de retour, à partir du 15 juillet, des MRE désireux de passer leurs vacances au pays ou tout simplement des Marocains bloqués à l’étranger ont soulevé un immense tollé parmi les concernés. Ces derniers ont pointé l’obligation qui leur est faite par les autorités marocaines (dans leur communiqué du mercredi 8 juillet) d’effectuer deux tests (PCR et sérologique). En plus du prix élevé du premier (autour de 150 euros par personne) et le délai d’attente assez conséquent pour passer chez le médecin, les mécontents ont dénoncé, sur les réseaux sociaux à travers plusieurs vidéos, le tarif exorbitant de  la traversée depuis les ports de Sète ou Gênes (les seuls autorisés par le gouvernement marocain à embarquer les passagers marocains).

La limitation des points d’embarquement à deux seulement a créé un effet d’aubaine extraordinaire chez les armateurs étrangers, principalement l’italien GNV (Grandi Navi Veloci), très dynamique sur les routes maritimes retenues. Les prix des billets, dopés par une demande tout de même importante qui dépasse parfois les capacités de rotations des transporteurs, ont plus que doublé par rapport à la  même période de l’année dernière.

Il faut désormais payer 712 euros l’aller simple pour un adulte avec véhicule de moins 1,9 m pour le trajet en fauteuil  Pullman (dodo assis) pour le trajet Sète-Tanger Med, départ le 24 juillet. Pour plus de confort (prix cabine), il faut accepter de se délester de 896 euros, et de 1157 en suite. Le trajet Gênes-Tanger Med, départ le 23 juillet, coûte, lui, 655 euros par personne avec voiture moins de 1,9 m contre 890 euros en cabine et 1102 euros en suite. Les MRE voyageant généralement en famille nombreuse, la facture du voyage, à laquelle il faut ajouter le prix des tests, atteint des sommets sans précédent.

Le Maroc n’a jamais été aussi cher pour ses enfants résidents ou bloqués à l’étranger. Ce coût financier incroyablement excessif se double d’un calvaire supplémentaire pour les Marocains d’Espagne qui pour regagner le Royaume doivent se taper plusieurs milliers de kilomètres de route (Algesiras se trouve à 1427 de Sète et à 1957 km de Gênes). Plusieurs MRE ont fustigé avec les accents de la colère le caractère surréaliste de ce parcours forcé alors que le Maroc et l’Espagne sont séparés d’un bras de mer d’à peine 58 km ! Soit un trajet de moins de 2 heures entre le port d’Algesiras et celui de Tanger Med. Plus surréaliste, tu meurs ! Normal que les Marocains d’Espagne, surtout les non-résidents désargentés qui y sont bloqués depuis le mois de mars, crient au scandale et fassent des vagues sur les réseaux sociaux.

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