Depuis son apparition en décembre 2019 en Chine, le coronavirus a révélé au grand jour plein de vérités sur tous les plans en les ...

Depuis son apparition en décembre 2019 en Chine, le coronavirus  a révélé au grand jour plein de vérités sur tous les plans en les amplifiant.  Economique, sanitaire,  social, environnemental mais aussi alimentaire.  Explications.

Côté santé, les facteurs de risque sont nombreux qui mettent les patients en danger de mort. En plus des  maladies chroniques (cardiovasculaires, diabète, cancer, hypertension…), l’obésité  fait exposer ses victimes à un taux de mortalité élevée due au coronavirus.  Une étude sur les comorbidités montre que les patients souffrant d’obésité ont sept fois plus de risques d’être placés sous ventilation que les malades dotés d’un poids normal. Ce constat s’est vérifié dans beaucoup de pays touchés de plein fouet par  le Covid-19, principalement aux Etats-Unis  où le gros des malades en réanimation est en surpoids.

La proportion d’obèses chez l’Oncle SAM est l’une des plus élevées au monde. Selon les études épidémiologiques, 39,8 % des adultes sont obèses et 31,8 % sont en surpoids; l’obésité frappe aussi 14 % des enfants de 2 à 5 ans et se manifeste chez 21 % des 12-19 ans. Au pays de la malbouffe,  où le hamburger et les sodas  fondent  le mode de vie alimentaire des Américains, le Covid-19  a trouvé un terrain fertile et sa collusion avec l’épidémie de l’obésité accroit les risques de surmortalité.

Cette vérité dramatique montre en creux les dangers que représente pour la santé les pratiques alimentaires américaines qui ont conquis la planète à coup de budgets publicitaires colossaux. Le Maroc n’a pas été épargné, les diverses enseignes du né-fast food de McDonalds ,  Pizza Hut et autres KFC…, se sont taillés, grâce à  l’engouement phénoménal qu’elles connaissent auprès d’une partie de la population,  une place de choix sur  le marché de la restauration rapide. Aidée par l’occidentalisation progressive de la société qui s’est abandonnée aux joies du consumérisme, la malbouffe fait recette au Maroc, comme sous d’autres cieux, et rapporte même gros à ses promoteurs qui surfent sur l’ignorance et souvent l’inconscience de ses adeptes. Ces derniers dopent le chiffre d’affaires des multinationales américaines en avalant une nourriture bonne en bouche et délicieuse certes mais dépourvue de vitamines, calcium et des principaux nutriments.  


Dérive alimentaire

Trop grasse, trop salée, trop sucrée et bourrée d’additifs, la malbouffe est saturée de ces saloperies qui associées les unes autres créent un effet nuisible sur l’organisme et le cerveau ; ce qui induit, à force de consommer du fast-food, une addiction semblable à celle des drogues. Sur le long terme, c’est le cholestérol et les accidents cardiovasculaires qui menacent les clients de cette bouffe dangereuse, surtout s’ils ne pratiquent pas une activité physique régulière.

Sous l’effet de la malbouffe sous ses diverses formes, conjuguée à un éventail de produits de snacking, pâtisseries et viennoiseries tout aussi néfastes pour la santé, l’obésité a gagné du terrain au Maroc au cours de ces dernières années, conséquence directe de cette grosse dérive alimentaire. Selon la dernière enquête épidémiologique de prévalence des facteurs de risque des maladies non transmissibles réalisée par  le ministère de la santé réalisée en collaboration avec l’OMS, l’obésité touche 20% de la population marocaine. Les femmes sont les plus touchées avec un taux de 29%, soit pratiquement trois fois plus que les hommes (11%).   L’obésité progresse plus rapidement en milieu urbain que dans le rural avec respectivement 22,8 et 14,9%. Sur la période 2000-2017, cette proportion est  passée de 13,2 à 20% , ce qui représente une augmentation d’environ 7%. Cette progression traduit un appétit grandissant des Marocains pour la « Junk food » et une tendance de cuisiner de moins en moins à la maison sous l’effet d’un rythme de vie devenu plus soutenu…Or, les mauvaises habitudes alimentaires affaiblissent durablement le système immunitaire dont elles perturbent le fonctionnement de certains gènes. Le coronavirus a agi comme un grand révélateur de ce phénomène dangereux tout en montrant que  le mode nutritionnel made in USA, standardisé et sans saveur,  vanté par une réclame mensongère et enveloppé dans un packaging alléchant, n’est en rien un modèle. Bien au contraire. D’où l’urgence pour les Marocains de revenir à  leurs traditions culinaires, qu’il s’agit peut-être d’alléger, réputées plus nutritives,   à base de légumes et de fruits de qualité que le pays produit en abondance. Un retour aux sources côté assiette est un grand enjeu de santé publique. Freiner la progression du surpoids suppose évidemment de  faire contrepoids aux géants de la malbouffe par la promotion du «manger autrement », sain et équilibré,  pour ne pas se faire bouffer par MacDo et compagnie…

Le jeûne renforce le système immunitaire

Selon une étude américaine récente, s’abstenir de manger pendant 3 jours permettrait de régénérer tout le système immunitaire. Prenant à contre-pied la thèse des nutritionnistes qui déconseillent le jeûne, les chercheurs de l’Université de Californie du Sud (Etats-Unis) montrent au contraire son rôle efficace dans la lutte contre les infections en obligeant la moelle osseuse à produire des globules blancs.

Les scientifiques pensent que cette découverte est particulièrement utile pour les personnes dont le système immunitaire est affaibli, notamment celles atteintes d’un  cancer   et suivant une chimiothérapie. L’autre bienfait du jeûne est qu’il réduirait la présence de l’enzyme PKA liée au vieillissement et au développement des tumeurs. En fait, le jeûne est bénéfique pour la santé en général et reste un moyen idéal pour éliminer les toxines, permettre aux différents organes notamment l’estomac de se reposer et se  débarrasser de l’excès de poids. La nourriture est connue pour être toxique et jeûner régulièrement est en quelque la vidange du corps humain.

Cela fait quatorze siècles que le prophète de l’islam a parlé des multiples bienfaits du jeûne sur l’organisme. Comment pouvait-il accéder à  cette époque à ces connaissances scientifiques si elles ne lui avaient-elles pas été inspirées par Dieu qui a fait d’ailleurs du jeûne le quatrième pilier de l’Islam ?

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