CANETON FOUINEUR

Reprise des bombardements sauvages de Gaza et de sa population

Qui va arrêter et juger les criminels de guerre sionistes ?
Ahmed Zoubaïr
7/12/2023 0:00

Le sionisme lâche ne lâche rien et reprend ses bombardements sauvages de manière indiscriminée contre la bande de Gaza et ses populations...

Le sionisme lâche ne lâche rien et reprend ses bombardements sauvages de manière indiscriminée contre la bande de Gaza et ses populations sans défense.

Ces tueries de masse, qui ont repris  vendredi  1er décembre  après une « trêve humanitaire » d’une semaine qui a permis un échange de prisonniers des deux côtés,  ont fait quelque  700 victimes dont la majorité sont des enfants et des femmes.
Le sud de la Bande de Gaza, où avaient  fui  les populations à  la demande des forces israéliennes pour échapper aux pilonnages   visant le nord de l’enclave pendant  la première campagne génocidaire ,est actuellement confronté aux pires massacres. «  On assiste actuellement dans le sud de la Bande de Gaza aux pires bombardements depuis le début de cette guerre. Je constate que ce sont les enfants qui sont les plus gravement touchés", a affirmé le  porte-parole du Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) James Elder sur X. Et d'ajouter : « Un ultime cri d'alarme est lancé pour sauver les enfants, ainsi que notre conscience collective ». Dans un autre message vidéo, M.Elder a souligné  qu'il avait le sentiment d'être "à court de moyens" pour décrire les horreurs auxquelles les enfants de la Bande de Gaza sont confrontés.
« J'ai le sentiment que je ne réussis presque plus à décrire le massacre interminable d'enfants dans cette région », s’est-il désolé. Selon le gouvernement du Hamas, plus de 15.000 personnes, dont plus de 6.150 de moins de 18 ans, ont été massacrées  depuis le début des représailles sionistes.  Pour une poignée de combattants du mouvement de résistance palestinien  tués, les bouchers de Tel Aviv ont attenté à la vie de milliers de Gazaouis  majoritairement des enfants et des femmes !  Ce n’est ni une guerre, ni un conflit, il s’agit d’un nettoyage ethnique accompli  lâchement  depuis le ciel.   Comment se fait-il que la communauté internationale a  laissé faire, se contentant, à travers  des déclarations qui ne mangent pas de pain, de faire la démonstration de son impuissance et de sa complicité ?
Des familles entières anéanties sur fond de scènes de dévastations insoutenables dans l’indifférence générale. Une tragédie humanitaire indescriptible continue à Gaza pendant que les colons tuent et chassent  de leurs maisons les Palestiniens de Cisjordanie. Le complot du silence contre tout un peuple que l’on voudrait exterminer.    
Assassiner  des êtres humains dans leurs maisons en les arrosant d’un tapis de bombes aux phosphores relève de la pire des barbaries. Ces crimes de guerre et contre l’humanité, d’une horreur sans précédent dans l’histoire contemporaine,  font clairement  d’Israël une entité terroriste qui n’a pas son pareil sur cette planète. Où a-t-on vu, retransmis en direct,  autant de scènes d’assassinats barbares d’enfants, de bébés et de femmes au mètre carré  ? Où a-t-on vu  un colonisateur  criminel  agir librement  avec une telle sauvagerie en transformant toute une région en champ de ruines ?  Où a-t-on vu  une force quelconque soumettre sans discontinuer jour et nuit  à des frappes intenses  hôpitaux, écoles, camps de réfugiés et convois de déplacés ? De mémoire d'homme , on n’a jamais  vu des scènes d’atrocités absolues y compris dans  les films d’horreur les  plus épouvantables ?
Et pourtant, ces milliers de crimes abjects, qui heurtent violemment les sentiments humains, n’ont  pas valu à Israël  d’être placé sur  la liste  des organisations terroristes où figure contre tout bon sens le Hamas à l’initiative d’une trentaine de pays, quasi-exclusivement occidentaux, notamment les États-Unis, le Canada, l'Union européenne, le Royaume-Uni, l'Australie ou encore le Japon. Soit les pays complices du génocide en cours à Gaza qui ont donné dès le premier jour aux forces d’occupation sionistes le permis de massacrer du Gazaoui.  Au nom du « droit d’Israël  de se défendre » alors même que la légitime défense est un concept pour le moins inapproprié dans un contexte de colonisation et d’oppression, d’apartheid et des pires exactions. Bonjour l’inversement des valeurs ! Le colonisé devient agresseur et l’occupant victime…  
Chercheuse au CNRS à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et spécialiste du droit international, Catherine Le Bris a affirmé dans un entretien ( Revue Philosophie Magazine du 16 octobre 2023 ) « que la question du terrorisme peut en effet être instrumentalisée pour remettre en cause le statut de combattant d’une entité. Je considère que les membres du Hamas sont des combattants dans un conflit armé international (…) »
Tout comme le président Joe Biden, le secrétaire d’État américain  Antony Blinken a montré pour quel camp son cœur bat.  « Nous restons convaincus qu'Israël a non seulement le droit mais aussi l'obligation de se défendre et de faire tout ce qui est en son pouvoir pour que le 7 octobre ne se reproduise plus jamais »,  a-t-il déclaré de nouveau après une rencontre avec  le président israélien le 3 novembre dernier. Or, le bourreau sioniste a fait plus que de se défendre, il continue  à bombarder sauvagement les civils palestiniens en s’affranchissant totalement du droit international et de tout code de conduite  morale.  Sans que ces violations scandaleuses ne dérangent  les complices occidentaux  de Netanyahou le sanguinaire.
En réponse à la question  d’un journaliste de la chaîne d’ Al Jazeera de savoir si les bombardements de Gaza  par Israël constituait un crime de guerre, le haut représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, a répondu sans hésitation aucune  qu’il n’était pas avocat, et qu’il s’en remettait à la Cour pénale internationale (CPI) qui pourrait enquêter, ajoutant que «plusieurs pays avaient demandé à la Cour d’ouvrir une procédure judiciaire». Cependant,  le même  Borrel n’a pas hésité à livrer une réponse catégorique lorsque le même  journaliste  a demandé ensuite  si l’Union européenne (UE)  considérait que l’opération de Hamas du 7 octobre relevait du  crime de guerre. «Oui, nous considérons qu'il s'agit d'un crime de guerre de tuer des civils de cette manière sans raison aucune, simplement parce qu'ils sont là, et pas pour une autre raison», a-t-il affirmé. Un deux poids deux mesures honteusement  flagrant dénoncé sans cesse par les consciences  justes et libres à travers le monde.
Pas besoin d’être de droite ou de gauche, centriste ultranationaliste ou gauchiste pour dénoncer, à l’instar de Jean-Luc Mélenchon, Dominique de Villepin ou du gouvernement espagnol, la barbarie sioniste tout  en réclamant un cessez-le feu immédiat que les États-Unis de Biden a scandaleusement  refusé, dévoilant ainsi au grand jour que Washington et Tel Aviv sont les deux faces de la même médaille du mépris de la vie humaine quand elle est musulmane.
Or, la Convention de 1999 pour la répression du financement du terrorisme  évoque des actes destinés à tuer ou blesser grièvement un civil pour intimider une population ou contraindre un gouvernement à accomplir un acte. En 2006, l’Assemblée générale des Nations unies associe le terrorisme à des actes criminels conçus ou calculés pour terroriser l’ensemble d’une population, un groupe de population ou certains individus à des fins politiques. Depuis le 7 octobre, les sionistes sanguinaires aux commandes à Tel Aviv sont allés-au-delà de cette définition en perpétrant des actes inhumains, passibles de la justice internationale.
Qu’attend l’Occident , qui a montré son vrai visage,  pour déclarer les sionistes aux commandes à Tel Aviv bienfaiteurs de l’humanité ?

Gaza, une tragédie planétaire...

Parmi les rares journalistes continuant à informer sur les exactions de l’armée israélienne à  Gaza figurent ceux d’Al Jazeera et de l’AFP dont nous reproduisons ce reportage qui en dit long sur les atrocités commises par le sionisme. Des proches tiennent les poches de sérum de blessés allongés à même le sol, d’autres emportent un corps pour aller l’envelopper dans un linceul. Chaque jour, de nouveaux blessés affluent dans les hôpitaux du sud de la bande de Gaza, c’est le chaos. Après huit semaines de guerre interrompues par une maigre pause de sept jours, les médecins sont exténués. Ils doivent choisir quand et dans quels services faire tourner les générateurs, dont les réserves de fuel sont quasiment à sec, l’électricité étant coupée dans la bande de Gaza depuis qu’Israël en a ordonné le «siège complet».
Aujourd’hui, rapporte l’ONU, «plus aucun hôpital du nord ne peut assurer d’opération chirurgicale». Le Comité international de la Croix-Rouge   convoie chaque jour les blessés les plus graves vers le sud où, toujours selon l’ONU, «les douze hôpitaux restants ne sont qu’en partie fonctionnels». Abdelkarim Abou Warda et Houda viennent d’arriver à bord d’un de ces convois à l’hôpital de Deir al-Balah, dans le sud. Vendredi 1er décembre, quand les hostilités ont repris entre le Hamas, au pouvoir à Gaza, et Israël, l’aviation israélienne a largué une bombe sur leur maison de Jabaliya, l'immense camp de réfugiés du nord. Houda, neuf ans, a été touchée à la tête. «Elle a fait une hémorragie cérébrale, elle a été placée sous respirateur en soins intensifs», raconte son père à l’AFP. Depuis, «elle ne réagit à rien», dit-il en levant les bras de la petite, dont le visage dodeline sans que ses yeux s’ouvrent. «Elle ne me répond plus», répète-t-il entre deux sanglots.
Maintenant que le jour se lève, les premières prières des morts résonnent. Ici, quelques dizaines d’hommes se recueillent devant des sacs mortuaires blancs alignés au sol. Entre deux grands sacs, un petit linceul est logé, celui d’un enfant qu’on garde près de ses parents, jusque dans la mort. Des femmes en larmes s’accroupissent pour toucher une dernière fois un visage, embrasser un proche parti avant que des hommes ne chargent précautionneusement des corps à l’arrière d’un pick-up. «C’est Adam qui part, et là, Abdallah», lance une femme en sanglots.
A l’hôpital Nasser de Khan Younès , le plus grand du sud de la bande de Gaza, c’est le même engorgement. Le patron de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a évoqué ce dimanche 3 décembre cet hôpital, disant «ne pas pouvoir trouver de mots assez forts» pour décrire la situation. Ici aussi on reçoit les évacués des hôpitaux du nord où, en plus des frappes venues des airs, de la mer et de l’artillerie postée en territoire israélien, des combats au sol ont lieu jusque dans des hôpitaux. Les frappes, qui ont fait selon le gouvernement du Hamas plus de 15 200 morts – dont 280 soignants – depuis qu’elles ont débuté le 7 octobre, en représailles à l’attaque sanglante du Hamas en Israël qui a fait 1 200 morts selon l’Etat hébreu, se concentrent désormais sur Khan Younès
Chaque jour, l’armée israélienne avertit dans des tracts largués sur certains quartiers qu’une «terrible attaque est imminente» et ordonne aux habitants d’en partir. Chaque jour aussi, ces avertissements se rapprochent du quartier de l’hôpital. A chaque explosion qui secoue la ville affluent de nouveaux blessés, de nouveaux mutilés et de nouveaux corps, parfois sans personne pour les identifier. Alors, en courant, des brancardiers poussent une civière encore tachée de sang pour aller chercher les derniers arrivés, souvent dans des voitures de particuliers car les ambulances n’ont plus le temps de sortir. Dans les couloirs, familles, blessés, soignants se poussent pour approcher des lits. D’autres glissent un pull ou un tee-shirt sous la tête d’un blessé allongé à même le carrelage froid, maculé de sang. Les blessés ont le visage crayeux, certains sont trop faibles pour crier leur douleur. Ehab al-Najjar, lui, laisse éclater sa colère. «Je suis rentré chez moi et j’ai vu la bombe tomber sur notre maison; des femmes, des enfants sont morts, qu’est-ce qu’ils ont fait pour mériter ça ?» hurle-t-il, avant de se lancer dans une longue diatribe contre les dirigeants arabes et la communauté internationale. AFP

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