Il ne s’agit pas d’une pêche de cadavres d’immigrés clandestins en Méditerranée comme on pourrait le croire mais...

Il ne s’agit pas d’une pêche de cadavres d’immigrés clandestins en Méditerranée comme on pourrait le croire mais de macchabées d’ouvriers d’un atelier de textile clandestin à Tanger ! Un drame social qui rappelle celui survenu samedi 26 avril 2008 quand l’usine Rosamor de matelas et d'ameublement, située au quartier industriel de Lissasfa (banlieue sud de Casablanca), a pris feu avec un groupe d’employés qui étaient enfermés à clé dans l’atelier par leur patron. Bilan: 55 morts. Seule différence et elle est de taille: la fabrique de textile tangéroise n’a pas pignon sur rue. Tout ce qu’il y a d’illégal puisqu’elle a été logée clandestinement dans le sous-sol d’une villa située en plein centre-ville. Ce lundi 8 février, tôt le matin, ces forçats du tissu, qui triment au noir pour une misère, ont été piégés  par les eaux, suite à des pluies torrentielles qui se sont abattues sur la ville. Des images diffusées sur les réseaux sociaux  ont montré un ballet d'ambulances et des corps évacués sur des civières, sous le regard  terrifié des riverains.

Le bilan est lourd : au mardi 9 février, 29 personnes ont péri dont la majorité sont des femmes âgées entre 18 et 40 ans, selon différents médias locaux.  Le propriétaire de l'atelier de la mort, qui fait partie des survivants hospitalisés, sera entendu dès que son état le permettra. En attendant, cette tragédie, qui révèle la persistance d’une économie souterraine qui se déroule dans des conditions d’insécurité totale,  appelle une foultitude de questions et quelles questions : Comment se fait-il que cet atelier- qui est loin d’être un cas isolé- a-t-il pu se livrer à une activité économique clandestine sans éveiller les soupçons des responsables, à commencer par les agents d’autorité réputés pourtant pour leur extrême vigilance qui frôle souvent le zèle? Le proprio a-t-il bénéficié de la complicité des autorités pour pouvoir monter son business illégal ? Difficile de croire que ces dernières ne soient pas au courant sachant que les allées et venues quotidiennes des ouvriers pouvaient difficilement passer inaperçues… Et puis, ne faut-il pas demander des comptes au délégataire de la ville, Amendis, sur cette catastrophe qui aurait certainement pu être évitée si les canalisations étaient bien curées ? La tragédie, qui dégage les relents  du scandale, est telle que des têtes vont certainement tomber. Des grosses qui filent déjà du mauvais coton ?

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