Mohamed Larbi Belcaïd, l’ex-maire PJD de Marrakech.

Une peine d’emprisonnement de 10 ans et des dommages d’environ 120 millions de DH à payer de manière solidaire, telles sont les demandes...

Une peine d’emprisonnement de 10 ans et des dommages d’environ 120 millions de DH à payer de manière solidaire, telles  sont les demandes formulées lors de l’audience du jeudi 31 mars, respectivement par le représentant du parquet et le procureur judiciaire du Royaume dans un dossier instruit depuis environ deux ans par  la Chambre criminelle en charge des crimes financiers près la Cour d’appel de Marrakech. Dans cette affaire en relation avec la COP 22 sont impliqués l’ex-maire PJD de Marrakech Mohamed Larbi Belcaïd et son adjoint, l’homme d’affaires Younès Benslimane. Les deux hommes sont accusés de dilapidation de fonds publics dans le cadre des marchés publics lancés à l’occasion de ce grand raout environnemental planétaire accueilli par la ville ocre en novembre 2016. Lors d’une précédente audience, les avocats des accusés ont demandé au juge de convoquer à la barre l’ex-wali de la ville au moment des faits, Abdelfattah Lebjioui. La défense a brandi une correspondance où ce dernier aurait demandé à M. Belcaïd de surseoir à la procédure de l’appel d’offres et d’opter pour la passation des marchés de gré à gré d’un montant de 280 millions de DH  pour être dans les délais impartis par rapport à la tenue de la manifestation. Argument rejeté par la Cour qui n’a pas été convaincue par le caractère d’urgence mis en avant par l’ex-maire et son coaccusé pour justifier le recours au gré à gré qui, aux yeux de la loi, sauf  autorisation expresse du ministère de l’Intérieur, est  une pratique illégale. Circonstance aggravante, quelque 14 marchés publics en relation avec la COP 22 n’ont été lancés qu’après la fin de la conférence sur le climat. L’affaire de la COP 22 a démarré avec une plainte déposée en 2017 par l’Association marocaine des droits humains (AMDH). Cette association avait révélé que les transactions ont été conclues par la mairie de la ville « dans le cadre d’une négociation directe avec un certain nombre d'entreprises en prétextant l’urgence». Or, les marchés de gré à gré engageant des montants assez conséquents représentent dans l’absolu la « violation du décret relatif aux marchés publics ». Le procès de la COP 22 a installé un autre climat…

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