Depuis le 6 octobre 2021, Staffan de Mistura, 74 ans,est le nouvel envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU António Guerresau Sahara marocain. Un poste resté vacant depuis la démission en mai 2019 de l’ex-président allemand Horst Köhler, officiellement pour « raison de santé».Le blocage venait du fait que la liste des 13 candidats proposés avait été rejetée par l’Algésario qui ne voulait donner son onction qu’à un profil sensible à son délire indépendantiste.

Le Maroc a fini par accepter cette personnalité d’origine italo-suédoise même s’il a émis certaines réserves en raison entre autres de sa fibre autonomiste, voire indépendantiste et de son mode opératoire diplomatique consistant à restreindre les négociations au Maroc et au Polisario et d’exclure l’Algérie qui est pourtant de notoriété mondiale le principal protagoniste du dossier. Qu’à cela ne tienne !

La feuille de route du nouvel émissaire est bordée par la proposition d’autonomie sous souveraineté marocaine. Tout autre projet qui s’écarte de cette solution généreusement proposée par les autorités marocaines et soutenue pour sa crédibilité par la plupart des puissances et des Etats, sera déclarée nulle et non avenue. Staffan de Mistura est censé le savoir, lui, qui prend en main ce dossier complexe dans un contexte politique régional et international nouveau marqué par la reconnaissance des États-Unis de la  souveraineté du Royaume sur son Sahara et le déclin continu  des thèses séparatistes qui ne font plus recette, sauf chez certaines dictatures comme  celle de la Corée du Nord,  Venezuela, Syrie et bien sûr le géniteur algérien. L’agonie du mythe polisarien s’est traduite par le retrait de la reconnaissance de la création d’Alger par la majorité des États de la planète et l’ouverture au cours de ces dernières années d’une trentaine de consulats de pays africains et arabes à Laâyoune et Dakhla.

La récente décision de l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec le Maroc est une réaction épidermique à ces échecs retentissants en série, infligés à sa créature pathétique et partant  à  sa politique étrangère bâtie sur ce dossier factice qui a englouti des pétrodollars en milliards aux dépens du vrai et vaillant peuple algérien qui endure au quotidien  des privations invraisemblables.

Si Staffan de Mistura échoue dans sa mission de faire accepter à l'Algésario l’option d’autonomie, le Maroc est tenu alors d’en tirer les conséquences qui s’imposent: Se résoudre, après l’expiration de la date de validité de son offre politique qu’il aura fixée, à mettre en œuvre de manière unilatérale le plan en question dans ses provinces sahariennes avec les «sahraouis de l’intérieur ».

Dans son rôle de médiateur impartial et objectif,Staffan de Mistura doit tenir compte de tous ces développements s’il veut contribuer à la résolution de ce faux litige sur des bases en conformité avec la loi et le droit. L’expérience Staffan de Mistura nourrie par un savoir-faire diplomatique d’environ 40 ans, est mise en avant par le communiqué officiel de l’ONU annonçant sa nomination comme un grand atout. Mais celle-ci sera-t-elle décisive pour résoudre un différend qui a consommé depuis la signature du cessez-le-feu entre le Maroc et le Polisario en 1991 une dizaine d’émissaires onusiens? Rien n’est moins sûr tant le Sahara marocain, un dossier très complexe, n’est pas un litige territorial classique avec une entité claire qui en revendique légitimement le contrôle. Ce n’est pas non plus une région sécessionniste comme c’est le cas par exemple du Kosovo dont l'indépendance de la Serbie a été déclarée en 2008 après l'intervention des forces de l'Otan. Le Sahara marocain, hormis la période de sa colonisation entre 1884 et 1975 par l’Espagne, a toujours été marocain et l’entité baptisée Polisario qui le revendique depuis le départ des Espagnols au nom du peuple sahraoui est une grosse fumisterie créée par l’Algérie. Pour les raisons que tout le monde sait.Le Polisario est une bande de mercenaires qui n’est qu’une somme d’une série de sans (sans foi ni loi, sans territoire, sans institutions et sans peuple) et qui séquestre depuis plus de 40 ans dans des conditions inhumaines sur le sol algérien une population prise en otage.

Réputé être un homme de bon sens, M. de Mistura n’a qu’à décréter la levée de la séquestration dans les camps de la honte, des privations et de la mort de Tindouf. Là, il constatera aussitôt que ce que l’Algésario présente faussement comme des réfugiés prendront aussitôt le chemin du Sahara marocain. Le chemin de la prospérité et du développement. M. de Mistura s’apercevra en même temps que les populations du Sahara marocain ne tenteront de geste autre que celui d’accueillir à bras ouverts leurs frères détenus contre leur gré dans la fournaise algérienne. C’est le meilleur referendum qui puisse avoir lieu, M. de Mistura !  

Et puis,  tant qu’à vouloir offrir à tout prix un État à ce qui est en fait une peuplade nomade, pourquoi ne pas  le créer dans l’un des cinq pays de la bande sahélo-saharienne (Niger,  Mali, Libye, Burkina Faso et Algérie) où vivent près de 2 millions Touaregs qui se considèrent eux aussi comme un peuple sahraoui d’origine berbère  qui aspire à l’indépendance? Celle-ci lui a été pourtant refusée par la communauté internationale jugeant non viable la création d’un État dans cette zone de tous les dangers lorsque le Mouvement de libération de l’Azawad (MNLA), qui incarne la rébellion Touareg, proclame en avril 2012 sa souveraineté sur le nord du Mali. Et pour cause. La galaxie de groupuscules terroristes très active dans l’espace sahélo-saharien qui pèche par son immensité désertique et la porosité de ses frontières pose de nouveaux enjeux géostratégiques et des énormes défis sécuritaires. Recevant de moins en moins de subsides de son sponsor algérien depuis la chute des prix du baril, le Polisario est en train de muter en organisation complice de ces réseaux terroristes qui vivent de trafics divers et de rançons.

Il est grand temps que cesse le chantage à la souveraineté dont est victime le Maroc depuis plus de 4 décennies.  

Si Staffan de Mistura échoue dans sa mission de faire accepter  à l'Algésario l’option d’autonomie, le Maroc est tenu alors d’en tirer les conséquences qui s’imposent: Se résoudre, après l’expiration de la date de validité de son offre politique qu’il aura fixée, à mettre en œuvre de manière unilatérale le plan en question dans ses provinces sahariennes avec les « sahraouis de l’intérieur ». Une manière pour Rabat de siffler la fin de la récré en signifiant qu’il ne peut pas attendre indéfiniment  le bon vouloir algésarien sur une mascarade qui  a duré plus que de raison.

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