Les passagers embarqués dans une drôle d'aventure...

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Le visa le plus compliqué à obtenir en ces temps covidés a pour nom PCR ! Quitter le Maroc est tributaire  de ce fameux nouveau sésame qu’il faut obtenir dans les  délais impartis. Sinon votre voyage tombe à l’eau.

Seulement 29 laboratoires dont 10 relevant du  secteur privé sont autorisés à effectuer les tests PCR et ils sont installés dans les grandes villes du Maroc. Un chiffre dérisoire pour un pays de 37 millions d’habitants. Les habitants des petites villes comme Safi, Essaouira ou Sidi Kacem doivent galérer pour se faire tester…

Conscients de cette insuffisance, les services du ministère de la Santé  planchent depuis plusieurs semaines sur le chantier du renforcement de la capacité du dépistage (l’objectif est de la multiplier par 3 d’ici quelques semaines) en homologuant davantage de labos payants. Seul hic, le processus d’installation des modalités de mise à niveau (conformité avec le cahier des charges des autorités de tutelle) prend du temps. En attendant, le calvaire des personnes qui ont besoin d’urgence de ce test obligatoire pour voyager au-delà des frontières nationales se poursuit dans des circonstances parfois surréalistes.

Dans certaines vidéos circulant les réseaux sociaux  de nombreux MRE coincés au Maroc depuis mars ont crié leur ras-le-bol pour ne pas avoir pu prendre le bateau à Tanger faute d’avoir pu obtenir le fameux sésame alors qu’ils disposent du billet retour qui tombe ainsi à l’eau. « Nous demandons juste l’accès au test pour qu’on puisse rentrer chez nous à l’étranger où nous avons laissé mari et enfants », vocifère une femme en djellaba en sit-in aux abords de la gare de Meknès avec d’autres compagnons d’infortune.

Le même problème se pose pour les touristes ou résidents étrangers au Maroc obligés à leur tour de produire les résultats d’un test PCR de moins  de 72 heures. C’est le cas des expatriés français ou résidents bloqués au Maroc depuis plusieurs mois qui racontent que ces fameuses analyses ne sont réalisables que sous certaines conditions : habiter près d’un foyer épidémique, posséder un titre de séjour et développer des symptômes du Covid-19. De nombreux ressortissants français  font le pied de grue à Tanger dans l’espoir de se faire tester et pouvoir prendre la mer. En vain.

«La France ne peut-elle donc pas trouver une solution » pour permettre à ses ressortissants « de rentrer à la maison», s’interroge, exaspéré, une victime sur sa page Facebook. Un internaute lui rappelle à juste titre que cet imbroglio a été provoqué par le préfet de l’Hérault qui a exigé dans une lettre adressée aux dirigeants de la compagnie maritime italienne GNV que tous les passagers qui embarquent depuis le Maroc en direction du port de Sète soient obligatoirement munis d’un certificat de test PCR négatif. Voyager n’a jamais été aussi compliqué et harassant. Il y a de quoi être co-vidé…

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