Abdellatif Jouahri

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Bank Al-Maghrib (BAM) ne veut pas activer la planche à billets mais a du pain sur la planche. Pour son patron Abdellatif Jouahri,  pas question de recourir à la photocopieuse sous peine de connaître la  même situation catastrophique que le voisin algérien ou celle du Maroc des années 1980 lorsque le royaume frôlait la crise cardiaque et que M. Jouahri ne connaît que trop bien, puisqu’il occupait à cette époque le poste de ministre des Finances. Néanmoins, la banque centrale qui prévoit pour 2020, pour cause du coronavirus, une forte désinflation, une contraction de l'économie de 5,2 %, une forte dégradation du déficit budgétaire et de la dette du Trésor, ne ferme pas totalement la porte  à une intervention de l’État dans le système monétaire.

Si M. Jouahri  écarte l’option de l’injection massive par l’État dans l’économie par le biais de dépenses publiques notamment, BAM accepte d’injecter une grande quantité de monnaie supplémentaire dans le système bancaire ; non pas en rachetant des obligations aux banques mais en ramenant la réserve obligatoire de 2 % à 0 %, ce qui correspond à une injection de liquidités de 10 milliards de DH dans le circuit  financier. Jolie pirouette M. Jouahri ! Bank Al-Maghrib qui a réuni son conseil le mardi 16 juin a, entre autres décisions visant la relance de la consommation aplatie par le confinement général, procédé à une deuxième réduction du taux directeur de 50 points de base, le ramenant à 1,5 %. C’est la deuxième baisse du genre après celle de 25 points de base intervenue en mars dernier. Adieu l’orthodoxie financière et le dogme des grands fondamentaux  du monde d'avant. Bonjour l'ère des petits équilibres ?

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