Mohand Laenser.

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Dimanche 15 novembre, s’éteignait Mahjoubi Aherdan qui a régné pendant plusieurs décennies sur le Mouvement Populaire (MNP). Avec sa disparition, c’est une page de l’histoire du Maroc politique qui se tourne. Fondé au lendemain de l’indépendance par un nationaliste de la première heure, Lahcen Lyoussi, celui-ci se retournerait aujourd’hui dans sa tombe au vu de l’état actuel du Mouvement qui s’est écarté au fil du temps de la voie qui lui a été tracé par le père fondateur, un homme qui a nourri sa vie de valeurs du patriotisme et de l’engagement sincère. Le Mouvement qui devrait tout faire pour préserver son unité et la cohésion de ses membres se laisse aller au jeu de massacre des scissions provoquées par l’absence de la démocratie interne et le culte du chef poussé à son paroxysme. Résultat : de la matrice MP est sorti le MNP, le MPDC, le MDS avant de redevenir MP dans les années 2000 via une réunification de pure forme car l’âme du Mouvement originel ne sera jamais retrouvée malgré les bonnes intentions affichées par les uns et les autres.  

Après la décision de  se retirer de la vie politique qu’il a marquée à sa façon folklorique, « l’Amghar » lègue à  Mohand Laenser, son meilleur ennemi politique, un  mouvement  esquinté par des années de dissensions internes et de petits calculs personnels sur fond d’ego hypertrophié de certains qui voient midi à leur porte. Et ce n’est pas un Laenser, un homme en mal de charisme mais qui fonctionne et dure grâce à la force de l’inertie, qui rendra son éclat à la Haraka figée dans des postures stériles, voire anachroniques.  

Faute de porter un projet politique et d’être en capacité de se renouveler, la Haraka en est réduite à vouloir jouer les forces d’appoint des partis qui arrivent en tête des élections législatives. Le Mouvement, conçu pour occuper un positionnement à part sur l’échiquier politique national, a dilapidé l’héritage des pères fondateurs.  En perdant ses repères historiques, il a réussi l’exploit de mal exister politiquement et de ne vivre que pour placer quelques «ministricules » au gouvernement, oubliant au passage de jouer son rôle d’interprète des attentes des populations du Maroc profond. De plus en plus inaudible, incapable de se projeter en avant, le MP possède pourtant assez de bagage historique pour jouer les premiers rôles dans un Maroc où il avait largement sa place.

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