Emmanuel Macron.

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Le parti d’Emmanuel Macron, la République en Marche (LaREM), a décidé de s’implanter dans le sud du Maroc et au Sahara marocain. Il s’agit de la création de deux comités, l’un à Dakhla et l’autre à Agadir. L’annonce en a été faite, jeudi 8 avril, par Marie-Christine Verdier-Jouclas, députée du Tarn et vice-présidente du groupe d’amitié France-Maroc et Porte-parole du groupe LaREM à l’Assemblée nationale et Jaoued Boussakouran, référent LaREM Maghreb et Afrique de l'Ouest.

La mise en place de ces nouveaux comités s’inscrit dans le cadre du renforcement du « maillage » du parti de la majorité présidentielle LaREM dans la circonscription du Maghreb et de l’Afrique de l’Ouest, soulignent les promoteurs de cette initiative dans un communiqué. Dans le sillage de la reconnaissance des États-Unis de la souveraineté du Maroc sur son Sahara, plusieurs hommes politiques français, principalement du parti présidentiel, ont appelé le gouvernement à clarifier la position de la France sur ce dossier en emboîtant le pas aux Américains. « ll faut que la France reconnaisse la souveraineté du Maroc sur le Sahara, ce qui permettra à l’Union européenne de bouger (…) car ce qui se joue derrière cette reconnaissance est le fait qu’elle permettra de stabiliser de manière pérenne l’ensemble de la région subsaharienne, car l’enjeu dépasse le strict cadre du Sahara Atlantique », avait expliqué le président de l’Union des maires de l’Essonne Francisque Vigouroux. L’ouverture d’une antenne politique au Sahara par la République en Marche s’apparente à une manière de couper la poire en deux dans une volonté manifeste de ménager le chou et la chèvre pour éviter d’irriter l’Algérie dont tout le monde sait qu’elle est le géniteur et le parrain du Polisario, crée de toutes pièces pour nuire aux intérêts du Maroc.

À défaut de pouvoir ouvrir un consulat à Dakhla ou Laâyoune, à l’instar des États-Unis et de nombre de pays africains, caribéens et arabes, la France de Macron s’est donc contentée d’un petit geste qui n’engage pas à grand-chose. Un petit geste critiqué en plus, au nom de cette ambivalence française, par le gouvernement Castex. Celui-ci a regretté mardi 13 avril devant l’Assemblée nationale, par la voix du secrétaire d'État aux Affaires européennes, Clément Beaune, l’initiative du parti présidentiel de mettre un pied au Sahara marocain. « C'est une initiative prise localement que je regrette et qui ne change rien à la position de la France sur cette question hautement sensible ». La diplomatie du clair-obscur est un vrai métier !

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