Des braconniers dans l'Oriental
La rédaction
23/12/2021 1:06
Opération de lâcher des mouflons dans la région de l'Oriental.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.

Le mouflon à manchette de Béni-Snassen est-il déjà en danger d’extinction alors qu’il vient à peine d’être introduit dans cette région ?

Une C’est ce qui ressort d’une correspondance adressée par un collectif d’associations locales au ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts. La chasse illégale visant les mouflons à manchettes, un animal adapté aux environnements arides et chauds, est un scandale vu qu’il s’agit d’une espèce protégée qui a fait l’objet de deux opérations menées par le département des Eaux et Forêts, les 7 et 8 octobre 2020, dans les provinces de Boulemane et Berkane. Opérations qui s’inscrivent dans le cadre du plan de sauvegarde des espèces menacées d’extinction qui constitue un pilier important de la Stratégie Forêts du Maroc 2020-2030. Issus de la réserve de Tafoughalt, les mouflons à manchettes ont été transférés sur le site naturel de Béni-Snassen. L’objectif étant la création d’un nouveau noyau reproducteur visant à renouveler ces ovins sauvages qui ont disparu au cours des années 80 du siècle dernier du Moyen Atlas Oriental et de nombre de zones du grand sud où ils ont été exterminés par la chasse illégale. « Gibier traditionnellement très valorisé, le mouflon à manchettes a été exterminé dans de nombreux secteurs et a régressé ailleurs, du fait des chasseurs locaux et extérieurs, pour se trouver cantonné dans les milieux les plus accidentés et des reliefs sahariens isolés », écrit Fabrice Cuzin dans son livre « Mammifères sauvages du Maroc» paru en 2017. Ce n’est pas en le massacrant de nouveau alors qu’il n’a pas eu le temps de se reproduire que cet animal représentant une partie importante de la faune du Maroc pourra être sauvegardé.

Les plus lus