Leila Benali, ministre de la Transition énergétique et du Développement durable.

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C’est un véritable  coup de pompe que  la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable Leila Benali a asséné aux Front national de sauvetage de La Samir. S’exprimant lors de  l’émission Confidences de presse sur 2M mercredi 29 juin, Mme énergie du gouvernement a lancé tout de go : le Maroc n’a pas besoin d’une raffinerie de pétrole. Cette déclaration n’a pas été du goût des défenseurs du retour de la relance de l’activité du raffineur de Mohammedia à l’arrêt depuis 2015 et visé par une procédure de liquidation judiciaire. Il n’en fallait plus pour que la ministre soit accusée de tous les maux. En plus d’aller à rebrousse-poil de la « revendication populaire » du redémarrage de l’entreprise en faillite et de minimiser son rôle dans le paysage énergétique , elle a été taxée d’avoir basculé « dans le camp de la destruction de l’industrie nationale ».  Rien que ça ! Or, Leïla Benali n’est pas née de la dernière goutte du gasoil. Économiste en chef au Forum international de l'énergie, elle sait de quoi elle parle et elle n'est pas du genre à perdre son aplomb devant les affirmations très peu étayées du Front pro-Samir. Tout en faisant remarquer  que la relance du raffinage du pétrole au Maroc  n’aura pas d’impact significatif  sur les prix à la pompe,  elle ajoute que «les techniques de raffinage ont changé, et qu’il ne s’agit plus des mêmes process adoptés dans les années 70».

Et puis le dossier Samir n’est pas facile à résoudre comme les membres du Front tendent à le faire croire. Objet d’un litige judiciaire international en raison des poursuites engagées par l’ancien patron saoudien de la Samir Mohamed Al Ammoudi, à l’origine de la faillite frauduleuse de la Samir mais aussi victime des erreurs des pouvoirs publics, l’entreprise n’a pas d’avenir surtout que plusieurs repreneurs potentiels ne se sont manifestés que pour refuser l’offre de rachat. Mais c’est plus commode de jouer la carte du populisme en faisant gober à la population,  en ces temps de flambée spectaculaires des prix du carburant, que l’on pourrait redémarrer la Samir aussi aisément que le moteur d’une voiture en bon état. Ce qui est loin d’être évident, techniquement parlant, l’affaire étant très mal engagée. A l’arrêt depuis 7 ans, l’outil de production du raffinage n’est pas facile pour ne pas dire impossible à dérouiller. Déverrouiller les esprits ce n’est pas non plus de la tarte. Par essence.

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