Biden avec Merkel dans le bureau ovale, le 15 juillet 2021. REUTERS/Tom Brenner.

S’il y a un sujet en plus de celui des changements climatiques et la Chine qui unit Berlin et la nouvelle administration au pouvoir...

S’il y a un sujet en plus de celui des changements climatiques et la Chine qui unit Berlin et la nouvelle administration au pouvoir à Washington c’est bien la Russie de Poutine. Avec le démocrate Biden entre les États-Unis et l'Allemagne le courant passe mais se coupe sur certains dossiers. Mais en gros c’est la lune de miel. Les deux dirigeants ayant souligné le caractère amical de leur rencontre d'une heure, Mme Merkel appelant plus d'une fois son hôte « Cher Joe» et Biden lui a rendu la politesse en déclarant à son invité : « Cela va me manquer de ne plus vous voir à nos sommets ». La chancelière qui a vu passer trois présidents américains depuis sa prise de fonction le 22 novembre 2005 prendra sa retraite en septembre prochain.

La dirigeante allemande a entretenu des relations glaciales avec le prédécesseur de M. Biden, Donald Trump, et des tensions occasionnelles avec George W. Bush et Barack Obama, les deux autres présidents qu'elle a côtoyés. L’Allemagne et les Etats-Unis feront front commun contre l'agression russe, a déclaré le président Joe Biden en accueillant la chancelière Angela Merkel à Washington. Il a aussi déclaré qu'il avait fait part à Mme Merkel de ses préoccupations concernant un gazoduc reliant la Russie à l'Allemagne, mais qu'ils étaient d'accord pour dire que Moscou ne pouvait pas être autorisé à utiliser l'énergie comme une arme.

De même, il a déclaré que les deux alliés s'opposaient aux actions antidémocratiques de la Chine. « Nous sommes solidaires et nous continuerons à l'être pour défendre nos alliés du flanc oriental est de l'OTAN contre l'agression russe », a déclaré M. Biden lors de la conférence de presse conjointe de jeudi 15 juillet avec Mme Merkel.

Le président américain a reconnu que les deux n'étaient pas d'accord sur le projet de gazoduc Nord Stream 2, d'un coût de 11 milliards de dollars (8 milliards de livres), qui est presque achevé. La Maison Blanche a déclaré qu'il serait utilisé par la Russie comme moyen de pression sur l'Ukraine et d'autres voisins.

« De bons amis peuvent être en désaccord », a déclaré M. Biden, qui a récemment levé les sanctions qui bloquaient le gazoduc russe Nord-Stream 2. Le président américain a également déclaré : « Nous défendrons les principes démocratiques et les droits de l'homme lorsque nous verrons la Chine ou tout autre pays travailler à saper les sociétés libres et ouvertes. » Bien qu'étant de solides partenaires commerciaux, Berlin a parfois critiqué Pékin sur la question des droits de l'homme.

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