Moment solennel de la levée du drapeau palestinien…

Contre toute attente, le Parlement slovaque a voté mardi 4 juin un décret reconnaissant l’Etat de Palestine, la coalition au pouvoir...

Contre toute attente, le Parlement slovaque a voté mardi  4 juin  un décret reconnaissant l’Etat de Palestine, la coalition au pouvoir ayant décidé de passer en force et de rejeter une motion de l’opposition visant à organiser un référendum consultatif.  


La reconnaissance de l’État palestinien par la Slovénie intervient  une semaine après  celle de l’Espagne, l’Irlande et la Norvège. Le décret a été approuvé par 52 voix sur les 90 sièges, l’opposition ayant boycotté la séance, à l’exception d’un député qui s’est abstenu.
Le Parti démocratique slovène (SDS) de l’ancien premier ministre Janez Jansa avait déposé lundi une proposition visant à organiser un référendum consultatif. Cette manœuvre avait pour objectif inavoué de retarder  le vote de trente jours en vertu des règles parlementaires.  Flairant le stratagème,  la présidente du Parlement, Urska Klakocar Zupancic, a estimé mardi que l’opposition avait « abusé du mécanisme du référendum », ajoutant que le délai de trente jours ne s’appliquait qu’aux projets de loi et non aux décrets.
Lors d’une séance chaotique qui aura duré six heures, interrompue à plusieurs reprises pour des raisons de procédure, la motion a été rejetée à une large majorité puis le décret a été voté. M. Jansa avait auparavant accusé la coalition de centre gauche au pouvoir d’« enfreindre la procédure », quittant l’hémicycle avec les députés de son parti.
La question de la reconnaissance de l’État palestinien divise au sein de l’Union européenne et met dans l'embarras les pro-sionistes criminels qui usent de formules vaseuses pour tenter de masquer leur absence de courage politique.  C'est ainsi que des États membres, comme la France, jugent que ce n’est pas le bon moment, Paris accusant ses alliés européens de « positionnement politique » à l’approche des élections européennes plutôt que de chercher une solution diplomatique. L’Allemagne, qui défend aussi une solution à deux États, considère pour sa part  qu’une telle reconnaissance doit être le résultat de négociations directes entre les parties au conflit. Une manière de renvoyer  la question à la saint-glinglin…
Avant le vote slovène, l’État de Palestine était reconnu par 145 des 193 membres de l’ONU, selon un décompte de l’Autorité palestinienne.La plupart des pays d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord, l’Australie, le Japon ou encore la Corée du Sud sont absents de cette liste.

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