Ce que tous les dirigeants et les observateurs lucides craignaient s’est produit : les sanctions américaines contre le régime iranien ...

Ce que tous les dirigeants et les observateurs lucides craignaient s’est produit : les sanctions américaines contre le régime iranien ne serviraient à rien sinon à durcir l’aile dure du pouvoir en place tout en appauvrissant davantage une population déjà atterrie par des années de privation.

Donald Trump qui a rétablit lundi 29 octobre 2018 les sanction économiques contre la république islamique six mois après avoir claqué la porte de l'accord sur le nucléaire iranien contre l’avis de tous ses alliés signataires de cet accord en 2015, peut maintenant admirer le résultat de sa politique: non seulement le régime ne s’est point effondré comme il l’espérait mais il s’est endurci davantage avec la disparition de la majorité des réformateurs du parlement laissant seul le président modéré Hassan Rohani dont le mandat prendra fin en 2021 sans possibilité de renouvellement.

Certes les Iraniens ont été moins nombreux à aller aux urnes qu’en 2016 et 2012, mais il n’e demeure pas moins que ce score est légal, du moins pour les autorités iraniennes.

Le chiffre de 42,57 % est le taux de participation officiel aux élections législatives du vendredi 21 février, selon le ministère iranien de l'Intérieur Abdolréza Rahmani Fazli. « C'est la participation la plus faible depuis la révolution de 1979, précise l'agence Reuters. » En 2016, 62% des inscrits avaient participé aux précédentes législatives. Ils étaient 66% en 2012.

La participation à un tel scrutin a toujours dépassé 50% depuis la proclamation de la République islamique il y a plus de 40 ans.

« Nous avons tenu ces élections alors qu'on a eu divers incidents dans le pays », a déclaré Abdolréza Rahmani Fazli, lors d'une conférence de presse télévisée.

Ce taux est « parfaitement acceptable », a-t-il assuré. « Nous avons eu mauvaises conditions météorologiques, il y a eu cette maladie du coronavirus, il y a eu la chute de cet avion, également les incidents de janvier et novembre », a-t-il justifié. Si ces facteurs mentionnés le ministre iranien mais également par le guide de la révolution Ali Khamenei   pourraient être plus moins responsables de cette bérézina législative la principale raison déterminante est sans contexte la grande déception des Iraniens surtout les plus jeunes d’entre eux qui n’ont rien vu venir ; c’est-à-dire qu’ils n’ont pas vu leur quotidien s’améliorer d’un iota. Toutes les belles promesses de retour de la prospérité économique, claironnées à tambour battant par les réformateurs en 2016 au lendemain de la levée des sanctions occidentales suite à la signature de l’accord sur le nucléaire en 2015 et réaffirmées par lé président Rohani en 2017 se sont envolées comme par enchantement, douchées par la décision de Donald Trump de sortir dudit accord le 8 mai 2018. La suite on la connait.

Les plus lus