Macron reçu par Poutine autour d’une longue table avant l’assaut contre l’Ukraine.

Les dirigeants de la Suède, de l’Espagne, de la Hongrie, de la Pologne, de la République tchèque ou encore de l’Allemagne se sont...

Les dirigeants de la Suède, de l’Espagne, de la Hongrie, de la Pologne, de la République tchèque ou encore de l’Allemagne se sont empressés de rassurer la Russie après le feu allumé par la déclaration pour le moins surprenante  d’Emmanuel Macron  sur l’envoi de troupes occidentales en Ukraine. Le président avait estimé que cela ne pouvait pas « être exclu».,
Certes, le président  français a cependant  reconnu qu’il n’y avait « pas de consensus aujourd’hui pour envoyer de manière officielle, assumée et endossée des troupes au sol ». Mais sa sortie a jeté le trouble dans les  esprits dans un contexte défavorable à l'Ukraine qui est en train de perdre la guerre contre la Russie. Ce qui a poussé certaines voix à appeler à négocier avec Poutine dans  une volonté de l’empêcher de freiner ses appétits pour les autres pays frontaliers de la Russie… Pour atténuer le propos de son patron dont la sortie a été  très critiquée par la classe politique française, le ministre des Affaires étrangères Stéphane Séjourné a assuré qu’un éventuel déploiement de soldats français se ferait sans «franchir le seuil de belligérance ». Pour sa part, le Kremlin a aussitôt mis en garde les Occidentaux, affirmant qu’il n’était « absolument pas dans l’intérêt de ces pays » de dépêcher  des militaires  en Ukraine. « C’est un bon signe », s’est-on  félicité du côté  de la présidence ukrainienne. Mykhaïlo Podoliak, conseiller de Volodymyr Zelensky, a reconnu que cette option n’était à ce stade « qu’une proposition de discussion », tout en considérant que « la déclaration du président français fait clairement passer la discussion à un autre niveau ». Zelensky, qui voudrait bien entraîner l’Europe dans un conflit armé avec la Russie, n’de cesse de marteler que si son pays tombe c’est tout le Vieux Continent qui est  menacé  par le danger russe.
L'étincelle allumée par Macron  qui aurait pu déclencher un incendie a  vite été éteinte par ses alliés occidentaux « L’Otan et les Alliés apportent une aide militaire sans précédent à l’Ukraine. Nous l’avons fait depuis 2014 et nous sommes passés à la vitesse supérieure après l’invasion russe à grande échelle. Mais il n’y a aucun projet de troupes de combat de l’Otan sur le terrain en Ukraine », a déclaré un dirigeant de l’Otan.
Quant à la Maison Blanche, elle a adressé une fin de non-recevoir à la proposition macronienne. « Le président Biden a été clair sur le fait que les États-Unis n’enverront pas de soldats combattre en Ukraine », a déclaré mardi  27 février Adrienne Watson, la porte-parole du Conseil de sécurité nationale, ajoutant que le président estime que «le chemin de la victoire » passera par une aide militaire  à l'Ukraine pour l’instant bloquée par le Congrès.

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