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Le courrier, daté du 16 juillet 2020 et signé par le préfet de la région française de l’Hérault, a fait l’effet d’un coup de tonnerre auprès des responsables marocains en charge de l’opération du rapatriement par voie maritime des Marocains de l’étranger. Dans cette correspondance, adressée au dirigeant de la  compagnie italienne GNV (Grandi Navi Veloci), on apprend que l’accès au port de Sète pour les passagers de la compagnie italienne GNV en provenance du Maroc « ne sera possible qu’à partir de mercredi 22 juillet à 9h00 (UTC+2)». Patatras !  Pour ceux qui ont prévu de voyager avant cette date, le voyage retour tombe à l’eau.

La liste comporte trois autres exigences! Outre les résultats d’un «test PCR négatif à la Covid-19 de moins de 72 heures  pour tous les passagers devant débarquer à Sète », la « présence d’un médecin à bord pendant toute la traversée » pour les besoins d’un contrôle médical des voyageurs et l’envoi de la déclaration médicale de Santé (DMS) par le capitaine du navire  au commandant du port de Sète avant l’arrivée à quai. Ces conditions sonnent comme un principe de réciprocité. Les autorités marocaines exigent en effet de leurs compatriotes désireux de regagner le bercail de produire à l’embarquement (par avion ou bateau) l’attestation d’un test PCR négatif et d’un test sérologique.

Leurs consœurs  françaises ont imposé par réciprocité les mêmes conditions sanitaires pour les Marocains qui débarquent au port de Sète. Le gouvernement El Othmani qui pensait certainement  que le débarquement des MRE au port français serait une simple formalité sans condition aucune en a été pour ses frais. Le ministère des Affaires étrangères, qui pilote cette opération retour des Marocains, a-t-il péché par négligence en oubliant d’en régler au préalable toutes les modalités politiques et techniques avec la diplomatie française ?

Le courrier du préfet de l’Héraut ressemble à un « coup de Trafalgar »  des pouvoirs publics hexagonaux.  A en croire une source de proche du dossier qui a requis l’anonymat, il serait lié  à un « manque de concertation » de la part des responsables marocains avec leurs  homologues français sur l’opération de rapatriement des Marocains résidents ou bloquées à l’étranger. Cette séquence signifie-t-elle que les relations maroco-françaises, mises à mal par la Covid-19 (souvenez-vous du fameux  tweet d’Emmanuel Macron dont le ton jugé peu diplomatique a déplu aux Marocains) vont-elles de nouveau toucher le fond ?

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