Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.

Une équipe du Canard s’est rendue chez Moncef  Belkhayat pour l’interroger sur  ses impressions  après l’apparition d’un autre Moncef marocain à la Maison Blanche…

Les réseaux sociaux ont ironisé sur votre compte en lançant « À chacun le Moncef  qu’il mérite» après la nomination de Moncef Slaoui par Donald Trump à la tête de l’équipe scientifique,  chargée de mettre au point un vaccin contre le Covid-19…Quel a été votre sentiment ?


Ce genre de réflexion n’est pas flatteur pour le grand Moncef que je suis ou que je crois être. Effectivement la séquence Moncef Slaoui qui a pris la parole à la Maison sous  le regard admiratif de Donald Trump qui l’a nommé chef de l’équipe scientifique chargée de trouver un vaccin contre le coronavirus… a été ravageuse pour moi. Le parallèle entre les deux Moncef a tourné à mon grand désavantage… Franchement, j’aurais aimé être à la place de ce veinard…  


Ah bon ! Vous ne manquez pas d’air !  


Il y a même certaines méchantes  langues qui ont susurré que le Bon Moncef, celui qui a la confiance de Trump, a obtenu comme mission de trouver un vaccin contre le Covid-19 et que le Mauvais Moncef est un virus dangereux contre lequel il n’y a pas de vaccin possible. Ce genre de méchancetés gratuites ne me font ni froid ni chaud. Bien au contraire. Elles me  confortent dans ce que je suis.


Vous êtes qui ?


Je suis un homme majeur et vacciné contre tout ce qui touche à ma nature d’homme qui se croit plus intelligent que les autres, effronté de race et opportuniste  d’envergure universelle. Donald Trump finira par me découvrir, j’en suis certain,  et fera certainement appel à mon expertise encore peu connue pour trouver un antibiotique contre les manigances chinoises dans le business mondialisé.


On aura alors deux Moncef à la Maison Blanche…  


Je ne sais pas si on aura deux Moncef chez Trump, sachant que la date de validité de Moncef  prend fin avec la découverte du vaccin tandis que  la mienne n’est pas limitée dans le temps.


Vous êtes en train de dérailler grave là ?


Laissez-moi divaguer un peu, s’il vous plaît. Mon rêve dans l’immédiat c’est de devenir patron de l’OMC à la place du Brésilien qui a annoncé sa démission pour août prochain au grand plaisir de Donald Trump qui aimait le voir partir. Je suis convaincu que j’apporterai beaucoup de choses dans le monde nouveau de l’après-Covid-19, dans le domaine de l’affairisme démasqué et  respectueux des règles de distanciation éthique. Je le sens, avec Trump je formerai un duo de fer et d’enfer, capable de faire  ériger des murs là où l’intérêt direct et concret n’y est pas.


Vous avez fini de divaguer ?


Ma vision est simple et claire. Des partenariats win-win impliquent le bannissement du bla-bla politique moralisateur et la réhabilitation des commissions de haut vol qui débouchent non pas sur des comptes-rendus que personne ne lit  mais sur des comptes assez étoffés


NB : Fatiguée, la journaliste s’est levée pour partir, laissant Moncef délirer dans son coin...  

Les plus lus