Une équipe du Canard a été reçue par le maire de Fès, le PJD Driss El Azami El Idrissi, après sa sortie du Parlement...

Une équipe du Canard a été reçue par le maire de Fès, le PJD Driss El Azami El Idrissi, après sa sortie du Parlement où il a inventé un nouveau concept islamo-politique : le bilikisme.

Vous avez déclenché une vague d’ironie sur les réseaux sociaux avec votre plaidoyer pour que les députés et les élus communaux ne travaillent pas gratuitement pour l’État. Mais ils sont payés et même bien payés ?


Non, ils touchent des misères et des miettes par rapport aux profiteurs du système qui tirent sur tout ce qui bouge. Personnellement, je me considère comme un pauvre élu qui vit dans la précarité politico-financière et la hantise de perdre ses droits acquis islamistes…

Certains populistes qui sévissent pas du tout biliki sur les réseaux sociaux veulent comme je l’ai expliqué au Parlement que les élus du peuple dont je fais partie travaillent biliki (à l’œil, NDLR) pour l’État alors qu’ils se sacrifient pour leurs concitoyens…


Ce qui vous a valu le surnom peu flatteur de Mister Biliki, monsieur gratuité?


J’en suis fier et ce surnom m’honore car je suis clair et franc. Le bilikisme payant, qui me rapporte quelque chose, est ma nouvelle devise.

Le maire que vous avez devant vous est devenu cher, très cher même. A mes débuts politiques, J’ai été un type bien, maintenant je veux devenir un homme de biens…Le retour sur investissement doit être intégré dans la prochaine réforme constitutionnelle.


Oui, j’en ai assez de travailler biliki pour des prunes pour le pays, il faut maintenant que je travaille un peu pour moi-même.

Comme on dit, il faut que j’assure mes arrières pour que je puisse aller de l’avant et assurer mon développement personnel durable et éviter de tendre la main aux abords des mosquées pour nourrir ma famille. J’invite mes amis islamistes à militer pour des rentrées avant la sortie qui commence à approcher.  


Mais vous ne crevez pas la dalle contrairement à ce que vous insinuez?


Heureusement. Comme on dit, je fais des petites heures sup dans le domaine de l’affairisme politique qui m’a permis de m’enrichir en étant au contact avec mes administrés de Fès dont je suis le maire.


Plus de bénévolat politique alors?


En fait, le bénévolat politique, je le pratique ainsi que mes amis du parti en faveur des pauvres sans voix qui la donnent à nos candidats en guise de reconnaissance lors des élections. C’est connu, pas d’intérêt, pas d’action.


Donc, rien n’est gratuit pour vous?


Absolument. Tout se monnaye. Mais cela dépend de comment !

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