Une équipe du Canard a été invitée par la ministre du Tourisme, de l’Artisanat, du Transport aérien et de l’Économie...

Une équipe du Canard a été invitée par la ministre du Tourisme, de l’Artisanat, du Transport aérien et de l’Économie sociale à lui poser des questions sur son séjour gouvernemental qui expire en septembre prochain…

Comment ça se passe ?

Dans quel secteur ?


Le tourisme, évidemment, dont vous avez la charge!

Oh le tourisme !  Ce pauvre secteur, souffre-douleur par excellence du covid-19, n’arrête pas de gémir. D’après ce que je constate, il est même en train de mourir, la gueule ouverte.


Allez-vous au moins assister à ses obsèques ?

Si j’ai le temps, mais je ne le pense pas, tellement je suis occupée ces derniers temps par pleines de petites choses notamment les préparatifs de mes prochaines vacances estivales.


Au Maroc ?

Non, à l’étranger, voyons, maintenant que le Maroc a enfin décidé de rouvrir ses frontières aux voyages internationaux.  

Les destinations au long cours me manquent terriblement.

J’ai hâte d’embarquer dans un vol de 7 ou 10 heures.  J’estime mériter de me reposer de mon inactivité chronique pendant les 16 mois de la crise sanitaire qui a bouleversé la vie de ministre zen, discrète et sans histoires…


Les professionnels réclament en vain, depuis des mois, un plan de relance post covid de leur secteur sinistré…  

Qu’ils se débrouillent avec leurs problèmes qui sont très complexes à mon goût.  Du coup, je me suis recentré ces dernières semaines sur la confection d’un plan de relance personnel destiné à me décovidiser l’âme, l’esprit et les idées. Quelle prise de tête ! J’étouffe.


Qu’est-ce que vous pensez du pass’ sanitaire mis au point par la majorité des pays y compris le Maroc pour s’ouvrir à nouveau aux flux touristiques ?  

C’est le nouveau passe-partout, qui vient s’ajouter au visa politique traditionnel, pour profiter de la vie dans l’insouciance et la détente. Le monde régresse dans la complexité en inventant à chaque fois de nouvelles barrières qui rendent l’être touristique moins libre et plus dépendant de mesures administratives restrictives…


Allez-vous vous présenter aux prochaines élections législatives ?

Vous savez, la politique n’est pas mon fort. Et puis, je n’ai pas de fief, à part le ministère que j’occupe où je ne compte pas m’éterniser. Séjourner au gouvernement est un loisir harassant…

Vivement la fin de mon congé politique !

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